Amrane Khellil, que Dieu ait son âme, est né à Béjaïa le 03 novembre 1931, d'une famille dont les parents n'ont eu de cesse de donner à tous leurs enfants une éducation solide et leur faire suivre des études universitaires. Khellil, lycéen au collège de Béjaïa, étudiait parallèlement la langue arabe à la Médersa de Béjaïa, terreau du nationalisme. Il participait aussi aux activités de scoutisme qui a fourni bon nombre des futurs cadres révolutionnaires de cette ville.
Il était inscrit en 5e année de chirurgie dentaire à l'université d'Alger quand la grève des étudiants du 19 mai 1956 fut décidée. À sa première tentative de rejoindre le maquis en wilaya IV, il ne put retrouver son contact et guide et il revint à Alger. Le deuxième rendez-vous lui permit de rejoindre d'abord la wilaya IV, puis la wilaya III où il fut envoyé. « Si Ali sanitaire », comme les maquisards le nommaient, créa une école de formation paramédicale où bon nombre d'infirmiers de la wilaya furent formés.
Le 06 novembre 1961, il était avec trois de ses compagnons dans un refuge à Ikedjane dans la commune de Tifra, refuge dont il avait lui-même tracé le sentier d'accès qui était appelé « chemin Si Ali ». À 4 heures du matin, ils furent surpris par une attaque de l'armée d'occupation. Ils combattirent contre des forces beaucoup plus nombreuses et mieux armées.
Le secteur sanitaire de Béjaïa comprend plusieurs structures de santé, parmi lesquelles il y a l'L'unité Khellil Amrane.
Le secteur sanitaire de Béjaïa couvre une superficie de 460,65 km². Il assure une couverture sanitaire aux 240 258 habitants des sept communes suivantes : Béjaïa, Oued-Ghir, Tichy, Tala Hamza, Boukhlifa, Aokas et Tizi-Nberber.
Le secteur sanitaire est géré par la direction de l'hôpital Khellil Amrane, situé au chef-lieu de la commune de Béjaïa. Il est doté d'un budget de fonctionnement et d'une autonomie de gestion.
Jusqu'en 1991, date de l'inauguration et de l'entrée en fonction de l'EPH Khellil Amrane, le secteur sanitaire de Béjaïa n'était doté que de deux hôpitaux : Aokas et Frantz Fanon, hérités de la période coloniale.
En 2011, l'hôpital Khellil Amrane est devenu le siège du Centre Hospitalo-Universitaire (CHU) de Béjaïa. La création de ce dernier est faite suite à l'inauguration de la faculté de médecine.
Le centre hospitalo-universitaire est un établissement public à caractère administratif, doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière. Il est créé par décret exécutif, sur proposition conjointe du ministre chargé de la santé et du ministre chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
Il est placé sous la tutelle administrative du ministre chargé de la santé. La tutelle pédagogique est assurée par le ministre chargé de l'enseignement supérieur.
Le CHU est chargé, en relation avec l'établissement d'enseignement et/ou de formation supérieure en sciences médicales concerné, des missions : de diagnostic, d'exploration, de soins, de prévention, de formation, d'études et de recherche.
Né le 20 juillet 1925 à Fort-de-France, décédé le 06 décembre 1961 à Bethesda (Maryland, États-Unis), Frantz Fanon est un psychiatre et essayiste français martiniquais fortement impliqué dans la lutte pour l'indépendance de l'Algérie et dans un combat international dressant une solidarité entre « frères » opprimés. Il est l'un des fondateurs du courant de pensée tiers-mondiste.
Durant toute sa vie, il cherche à analyser les conséquences psychologiques de la colonisation à la fois sur le colon et sur le colonisé. Dans ses livres les plus connus, il analyse le processus de décolonisation sous les angles sociologique, philosophique et psychiatrique.
En 1953, il devient médecin-chef d'une division de l'hôpital psychiatrique de Blida-Joinville en Algérie et y introduit des méthodes modernes de « sociothérapie » ou « psychothérapie institutionnelle », qu'il adapte à la culture des patients musulmans algériens.
Atteint d'une leucémie, il se fait soigner à Moscou, puis, en octobre 1961, à Washington où il meurt le 6 décembre 1961 à l'âge de 36 ans, quelques mois avant l'indépendance algérienne. Sa dépouille est inhumée au cimetière des « Chouhadas » (cimetière des martyrs de la guerre) près de la frontière Algéro-Tunisienne, dans la commune d'Aïn Kerma (wilaya d'El-Tarf).
Suivant un acte public en date du 07/08/1878, Mr et Mme Troncy ont fait donation à la commune de Bougie d'un immeuble situé à la rue de Trêve, place dit du train, pour servir à la construction d'un hôpital civil dans la localité.
Par décret présidentiel du 03/06/1893, il est fait concession gratuite à l'hôpital civil de Bougie d'un terrain domanial de la contenance de 6 354,23 anciens Francs.
D'après les archives du répertoire des malades hospitalisés, on a déduit que l'hôpital a commencé ses activités en janvier 1896.
À sa construction, il fut nommé « Hôpital Civil de Bougie ». Vers les années 50, il fut nommé « Hôpital Régional de Bougie ». À cette époque, il était composé des services suivants :
Quelques années après l'indépendance, il a pris le nom du « Secteur Sanitaire de Béjaïa ». Après l'inauguration de l'Hôpital Khelil Amrane en 1991, il devient « Hôpital Frantz Fanon » du nom du célèbre psychiatre français, connu pour son engagement en faveur de l'indépendance de l'Algérie durant la guerre de libération (1954-1962).
La structure de l'unité Mère et Enfant de Béjaïa est à l'origine une structure de la CNAS, versée à la santé et qui a été réaménagée en clinique mère et enfant qui faisait partie du secteur sanitaire de Béjaïa en 1991.
Le décret exécutif n° 07/140 du 2 Joumada el oula 1428 correspondant au 19 mai 2007, modifié et complété, portant création, organisation et fonctionnement des établissements publics hospitaliers et des établissements publics de santé de proximité, a permis de mettre en place en 2008 l'EHS Mère-Enfant.
L'unité Targa Ouzemour est aujourd'hui une structure moderne dédiée à la médecine maternelle et infantile, offrant des services de :
L'établissement joue un rôle majeur dans la réduction de la mortalité infantile et maternelle dans la wilaya, en offrant une prise en charge de proximité aux populations des communes environnantes.
Des programmes de sensibilisation à la santé maternelle et infantile sont régulièrement organisés, en partenariat avec les associations locales et les services de santé publique.